Le luth : roi des instruments de la musique arabe

Originaire du Moyen-Orient – son nom occidentalisé provient de l’arabe ‘ûd , le luth est la catégorie de cordophones la plus répandue dans le monde. Ses cordes, tendues parallèlement à un manche et à la table d’harmonie, sont disposées sur toute la longueur de l’instrument, depuis la base de la caisse de résonance jusqu’à l’extrémité du manche.

Le luth : Anouar Brahem artiste tunisien

Le luth – Anouar Brahem artiste tunisien

Il existe de très nombreuses variétés de luths, différents par leur forme et par leur taille: on distingue deux grandes catégories de luths :

  • les luths à manche court : leur manche est plus petit que la caisse de résonance ;
  • les luths à manche long : leur manche est plus grand que la caisse de résonance.
  • La caisse de résonance peut être :
  • hémisphérique (setar iranien) ;
  • piriforme,  » en forme de poire  » (p’ip’a chinois) ;
  • circulaire,  » en forme de lune  » (yueh-k’in chinois) ;
  • carrée (shamisen japonais) ;
  • triangulaire (balalaïka russe) ;
  • trapézoïdale (dàn day vietnamien).

Le manche possède le plus souvent une touche, avec ou sans frettes. Le luth a parfois plusieurs systèmes de cordes : à côté des cordes principales, il peut exister des cordes  » sympathiques « , qui vibrent par résonance lorsque l’on pince les cordes principales, et des cordes jouées  » à vide  » (sans modification de hauteur et qui émettent donc toujours le même son) que l’on appelle  » bourdons  » ; on les trouve, par exemple, sur le sitàr indien.

instrument de la musique arabe : le luth